30 novembre 2022

Qu’est-ce que la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ?

Temps de lecture 8 minutes

Un senior est testé pour la DMLA

En France, la DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l’âge) touche plus de 1,5 million de personnes, y compris les personnes présentant des signes, même mineurs.

C’est quoi exactement la DMLA ?

En quelques chiffres, elle représente :

  • La 1ère cause de malvoyance après 50 ans dans les pays industrialisés, et 3ème cause de malvoyance dans le monde ;
  • 1 personne sur 4 après 75 ans et 1 personne sur 2 à partir de 80 ans sont touchés ;
  • En raison du vieillissement de la population et de l’augmentation de l’espérance de vie, la DMLA est un enjeu majeur de santé publique.

Définition de la DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est une affection de la rétine dans une zone appelée la macula qui est chronique, évolutive et invalidante après l’âge de 50 ans. Ce mécanisme de vieillissement accéléré de la macula entraine une altération de la vision centrale qui se traduit par une vision trouble, des déformations, des couleurs altérées, des tâches en plein centre du champ de vision. On distingue deux formes de DMLA :

  • Les formes précoces : des signes précurseurs de la maladie peuvent être observés par l’ophtalmologue lors de l’examen du fond d’œil souvent même avant les premiers signes de la maladie. Les symptômes sont absents ou se limitent à une gêne visuelle ou un besoin d’éclairage plus intense. La perte d’acuité visuelle est minime, voire absente.
  • Les formes avancées :
  1. La DMLA sèche, à évolution lente, forme la plus courante, représente 90% des DMLA. Elle se traduit par un amincissement de la macula. Par conséquent, les cellules photosensibles de la macula s’endommagent progressivement.
  2. La DMLA humide, à évolution rapide et pouvant nécessiter un traitement en urgence. Elle se caractérise par le développement de vaisseaux anormaux dans la macula qui perdent du liquide ou du sang. Fragiles, ils sont responsables d’œdèmes ou d’hémorragies ce qui provoque une atteinte de la vision chez la personne. L’évolution de la DMLA humide peut être rapide et elle nécessite un avis ophtalmologique en urgence.

Les causes de la maladie

La principale cause de la DMLA est le vieillissement de l’œil, par conséquent l’âge de l’individu.
D’autres facteurs de risques favorisent son apparition, notamment :

  • Le tabagisme ;
  • La couleur claire de l’iris ;
  • Les antécédents d’accidents coronariens ;
  • L’hérédité joue un rôle important dans la survenue de la DMLA. Le risque est multiplié par 4 si les parents en sont atteints ;
  • L’hypertension artérielle ;
  • L’exposition importante à la lumière et/ou au soleil : les rayons UV abîment et vieillissent prématurément la rétine.

Quels sont les symptômes de la DMLA ?

La maladie évolue silencieusement, le début est insidieux et sans signe perceptible dans la grande majorité des cas. Seul l’examen du fond d’œil pratiqué par un ophtalmologue permet de diagnostiquer la maladie. Les symptômes n’apparaissent que lorsque les lésions rétiniennes sont plus importantes. Néanmoins quelques signes doivent vous alerter et vous inciter à consulter un ophtalmologue pour procéder à des examens :

  • Une diminution de l’acuité visuelle plus ou moins rapide en fonction du type de DMLA. Pour la sèche, cette perte visuelle sera lente et pour l’humide, elle sera rapide. La perception des détails est moins bonne et un éclairage plus puissant devient nécessaire pour lire et accomplir des tâches demandant de la minutie ;
  • Une altération de la perception des contrastes ;
  • Une déformation des lignes : elles apparaissent gondolées ou ondulées ;
  • L’apparition d’une tâche sombre centrale : cette tâche s’appelle le scotome. Elle apparait dans le champ visuel. La couleur est plus ou moins foncée.

ATTENTION : Si vous percevez l’un de ses signes, une consultation chez un ophtalmologue est IMPERATIF sous une semaine ! Trouvez un centre de santé proche de chez vous.

Comment diagnostiquer la DMLA ?

Le diagnostic de la DMLA repose sur un examen du fond de l’œil par un ophtalmologue mais peut se dépister avec un orthoptiste.

  1. L’ophtalmologue mesure l’acuité visuelle de chaque œil indépendamment.
  2. La recherche d’un scotome central ou de métamorphopsies est observée grâce à la grille d’Amsler.

Il s’agit d’un quadrillage régulier. Pour se faire, vous portez vos lunettes avec lesquels vous avez l’habitude de lire, vous placez la grille à la distance habituelle de lecture puis vous cachez un œil. Vous fixez le point central. Vous réalisez ensuite l’opération avec l’autre œil.

Grille Amsler

Visuel de gauche : grille d’Amsler normale – Visuel de droite : simulation perception des métamorphoses et d’un scotome central.

  1. L’examen du fond d’œil est également à effectuer sous une semaine. Des photographies du fond d’œil sont réalisées. D’autres examens peuvent être réalisés en fonction des résultats comme une OCT (Tomographie par Cohérence Optique) ou une angiographie à la fluorescéine.

Prise en charge et traitements

LA DMLA se soigne mais ne se guérit pas. Le suivi est long et fréquent. Les traitements diffèrent selon le type de DMLA.

Pour les stades précoces, il a été démontré qu’un grand nombre de patients avait un effet bénéfique sur l’évolution d’un traitement quand il était associé à des anti-oxydants et supplémentation vitaminique (Vit E, Vit C, zinc et bêta-carotène).

Concernant la DMLA sèche, il n’existe pas aujourd’hui de traitement. Elle demeure une maladie incurable responsable de la cécité. L’évolution tend vers la constitution d’un scotome central. Cependant, lorsque la baisse d’acuité visuelle devient sévère, une rééducation basse vision est proposée. Pour être efficace, cette rééducation visuelle demande une forte implication du patient. La DMLA sèche fait l’objet de nombreuses recherches. De nouveaux traitements apparaitront certainement dans les années à venir. En attendant, la prévention reste indispensable !

Détectée tôt, on peut ralentir la maladie. D’où l’intérêt d’interagir sur les facteurs de risques mais aussi d’adopter une alimentation saine et équilibrée, riche en fibres et compléter son alimentation par la prise de compléments alimentaires riches en vitamines et anti-oxydants. Une surveillance annuelle après 50 ans est recommandée pour dépister rapidement ces formes sèches qui représentent la forme la plus fréquente.

Pour la DMLA humide, les traitements varient en fonction de chaque individu. Chaque individu étant unique, on doit prendre en compte le type de lésion, sa localisation et les contre-indications éventuelles. Contrairement à la DMLA sèche, des traitements peuvent limiter l’étendue des lésions et leur aggravation.
Il en existe plusieurs:

  • Les traitements administrés directement dans l’œil : grâce à une injection à travers le blanc de l’œil, le médicament est injecté dans le vitré. Ces traitements freinent la croissance des néo-vaisseaux sanguins et limitent leurs conséquences (œdème, hémorragies). Il peut être nécessaire de renouveler les injections plusieurs fois ;
  • La thérapie photodynamique : un produit est injecté par voie veineuse. Il va se fixer sur les néo-vaisseaux sanguins à l’origine de la DMLA. L’ophtalmologue anesthésie l’œil grâce à un collyre. Puis il pose une lentille de contact à travers laquelle il procédera à l’activation du produit par lumière laser. Plusieurs séances peuvent être nécessaires, et une surveillance régulière est nécessaire pour éviter une récidive des lésions ;
  • La photocoagulation par laser : réservée à certaines DMLA, elle consiste à brûler les lésions qui se trouvent en périphérie de la macula avant que la baisse de la vision de la personne malade ne soit trop importante. En général, une seule séance suffit, sans qu’une hospitalisation ne soit nécessaire. Des contrôles réguliers après l’intervention permettent de prévenir une récidive. Ce traitement concerne la minorité des cas.

Ces deux dernières modalités de traitement deviennent de plus en plus rares, au bénéfice de la première. Les personnes atteintes de DMLA humide peuvent également bénéficier de méthode de rééducation dite « basse vision ».

Comment protéger sa vue lorsqu’on est atteint de DMLA ?

S’adapter aux conditions de lumière ambiante

  • S’assurer que l’éclairage du domicile est suffisant ;
  • Éviter de se placer face à la fenêtre pour lire ou coudre afin d’éviter les éblouissements ;
  • Privilégier l’éclairage d’appoint apportant une source lumineuse ciblée sur le plan de travail, ou les activités de précision comme la lecture ou l’écriture, épluchage des légumes, préparation des repas, prises des repas.

Créer de nouveaux repères

  • Des étiquettes de couleur et/ou en gros caractères pour identifier les produits ménagers ;
  • Des gommettes de couleur ou des butées tactiles pour identifier plus facilement les boutons des panneaux de commande des appareils électro-ménagers ;
  • Privilégier le plus possible les contrastes : set de table foncé sous assiette blanche, vaisselle de couleur ou blanche selon les mets ; Eviter les nappes à dessin cela empêche la discrimination visuelle : préférer les nappes unies et mates.

Rendre son domicile plus sûr

De manière générale, il faut éviter tout obstacle sur les trajets à l’intérieur du domicile :

  • Fermer les portes et tiroirs des placards, buffets et commodes pour éviter les chocs frontaux ;
  • Repousser les chaises sous les tables quand elles ne sont pas occupées ;
  • Ne pas laisser trainer des objets dans les passages, éviter les tables de salon en verre ;
  • Recouvrir les nez de marche avec du ruban adhésif de couleur contrastée pour mieux localiser le volet de marche.

Utiliser du matériel adapté

Les fabricants proposent aujourd’hui du matériel adapté à la basse vision à des prix plus abordables :

  • Téléphone fixe à grosses touches avec retour vocal, téléphone portable à commande vocale ;
  • Clavier en gros caractères, logiciel d’agrandissement de caractères ;
  • Paramétrages d’accessibilité spécifiques liés à l’environnement de l’ordinateur pour les personnes déficientes visuelles ;
  • Livres, jeux de société en gros caractères ;
  • Piluliers sonores ;
  • Loupes électroniques et téléagrandisseurs ;
  • Réveils et montres parlants ;
  • Lecteur de livres audio.

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