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Juin vert : Mois de mobilisation et de prévention contre le cancer du col de l'utérus

Juin vert : Mois de mobilisation et de prévention contre le cancer du col de l'utérus
Infos santé
Lancé en 2010 par l’institut national du cancer, Juin Vert est, après Octobre rose, l’autre mois de dépistage des cancers féminins.
Publié le 20 juin 2022

Le cancer du col de l’utérus, qu’est-ce que c’est ?
 

Le cancer du col de l’utérus est une tumeur maligne qui se développe dans la muqueuse utérine, et plus particulièrement à partir des cellules du col de l’utérus.

 

Il se déclare généralement suite à une exposition prolongée d’une durée de 10 à 15 ans au papillomavirus humain (HPV) au niveau du col de l’utérus, la partie étroite et inférieure de l’utérus qui relie le corps de l’utérus au vagin.

L’infection au HPV est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente dans le monde, notons qu’environ 80% des femmes sont infectées au moins une fois dans leur vie. Cette infection se guérit de manière spontanée dans l’immense majorité des cas, toutefois, dans 10% des cas le virus persiste au niveau de la muqueuse du col utérin, pouvant provoquer des modifications de l’épithélium : les lésions précancéreuses. Ces dernières sont susceptibles d’évoluer vers un cancer, si elles ne sont pas dépistées à temps.

Le cancer du col de l’utérus en quelques chiffres :

. 70% des cancers du col de l’utérus sont dus à une infection au HPV à travers le monde
. En France environ 3000 nouveaux cas sont décelés chaque année
. 1100 femmes meurent du cancer du col de l’utérus tous les ans
. Le dépistage permet de détecter près de 235 000 résultats anormaux par an, dont 35 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses.
. 80% des décès sont enregistrés dans les pays en voie de développement et l’incidence de la maladie varie de 2,5 à 55 cas pour 100 000 femmes selon les régions du monde
. 90 % des cancers du col de l’utérus peuvent être évités grâce au dépistage et à la vaccination.

Quels sont les symptômes du col de l’utérus ?
 

Le cancer du col de l’utérus se développe de manière insidieuse, sans provoquer de symptômes alarmants, ce qui contribue à la fréquente tardiveté de son diagnostic.

Lorsque le cancer commence à évoluer, certains symptômes se développent et doivent alerter :

. Des saignements vaginaux anormaux, notamment entre les menstruations, après la ménopause et après des rapports sexuels
. Des douleurs au moment des relations sexuelles
. Des menstruations inhabituellement longues et/ou plus abondantes que la normale
. Des pertes vaginales anormales, plus abondantes et/ou malodorantes
. Des difficultés à uriner
. Des difficultés à aller à la selle
. Des douleurs dans le bas du dos ou dans la région pelvienne pouvant irradier le long d’une ou des deux jambes.

Il est important de souligner que le cancer du col de l’utérus peut être diagnostiqué très précocement lors des consultations de suivi gynécologique grâce à la réalisation régulière de frottis de dépistage.

Que faire si je présente certains de ces symptômes ?

L’ensemble de ces symptômes ne sont pas spécifiques au cancer du col de l’uterus et peuvent être à l’origine d’une autre pathologie. Pour autant, il ne faut pas en faire abstraction.  Nous vous conseillons de consulter votre médecin généraliste, votre gynécologue et/ou votre sage-femme en cas de doute.

Quels sont les facteurs de risque du cancer du col de l’utérus ?

. L’exposition prolongée au HPV
. Des rapports sexuels à un âge précoce
. La multiplicité des partenaires
. L’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux (pilule, stérilet, implant...)
. Le tabagisme
. Certaines autres infections comme (le VIH, Chlamydia Trachomatis ou bien encore le virus de l’herpès génital).

Comment se prémunir du cancer du col de l’utérus ? 

L’adoption de plusieurs comportements peut permettre de limiter les risques de contracter un cancer du col de l’utérus notamment :

. Le port d’un préservatif lors des rapports sexuels : l’utilisation du préservatif permet de limiter le contact du virus avec la peau ou la muqueuse, mais n’assure pas une protection infaillible.

. Le dépistage par frottis : cet examen consiste en un prélèvement vaginal qui est ensuite analysé afin de rechercher la présence de potentielles cellules anormales et/ou du HPV au niveau du col de l’uterus.  En France, le frottis de dépistage est recommandé une fois par an pendant 2 ans, puis une fois tous les 3 ans si les résultats des précédents examens ne révèlent pas d’anomalies. La consultation et l’acte de prélèvement sont remboursés à hauteur de 70 % par l’assurance maladie.  Depuis mai 2018, le dépistage du cancer du col de l’utérus s’appuie sur un programme national de dépistage organisé. Il est recommandé à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans. Pour les femmes qui ne se font pas ou qui ne peuvent pas être dépistées selon les intervalles de temps recommandés, le centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) leur adressera un courrier les invitant à consulter leur médecin généraliste, leur gynécologue ou leur sage-femme afin de pouvoir effectuer cet examen. Dans ce cas de figure, le dépistage est pris en charge à 100 %.

. La vaccination contre le HPV : permet de prévenir les infections par les papillomavirus. Cette vaccination est recommandée pour tous les jeunes âgé(e)s de 11 à 14 ans. Le schéma vaccinal complet étant constitué de deux injections espacées de 6 à 13 mois. Passé ce délai, une vaccination de rattrapage est proposée aux jeunes filles et garçons âgé(e)s de 15 à 19 ans et encore non vaccinées. Le schéma vaccinal complet de cette vaccination de rattrapage se compose de trois injections, la deuxième injection a lieu 2 mois après la première et la troisième est faite 6 mois après la première.

Quels sont les traitements proposés ?

Trois types de traitement sont actuellement disponibles pour traiter les cancers du col de l’uterus :

. La chirurgie
. La chimiothérapie
. La radiothérapie.

Ces traitements peuvent être utilisés séparément ou être associés les uns aux autres en fonction du type de tumeur, de sa localisation, de la présence ou non de métastases et du stade de développement du cancer.

Ces prises en charge visent à :

. Supprimer la ou les tumeur(s) ainsi que les possibles métastases
. De traiter l’ensemble des symptômes provoqués par la maladie
. Limiter les risques de récidive, qui sont statistiquement plus importants lors d’un diagnostic tardif
. De ralentir le développement de la tumeur et/ou des métastases.

Une surveillance fréquente et rigoureuse de l’évolution et/ou de la rémission de la maladie après un traitement est essentielle afin de détecter et prendre en charge le plus tôt possible une récidive. Lorsque son diagnostic est précoce, le cancer du col de l’uterus présente de bonnes chances de guérisons comprisses entre 70% et 90% ! 

 

La campagne de dépistage Juin vert 2022 est en cours, alors prenez le temps d’en discuter avec votre médecin généraliste, votre gynécologue ou votre sage-femme lors de votre prochaine consultation !

 

Sources :

 Application : Accueil - En patientant

La récidive du cancer du col de l’utérus - Ce qu'il faut savoir (radiotherapie-hartmann.fr)

Cancers du col de l'utérus : les traitements et soins de support | Fondation ARC pour la recherche sur le cancer (fondation-arc.org)

Pronostic et survie pour le cancer du col de l'utérus | Société canadienne du cancer

Haute Autorité de Santé - Dépistage du cancer du col de l’utérus : le test HPV-HR recommandé chez les femmes de plus de 30 ans (has-sante.fr)

Facteurs de risque - Cancer du col de l'utérus

Comprendre le cancer du col de l'utérus | ameli.fr | Assuré

 

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