Accueil > Solimag > Solimut mutuelle actu > PLFSS 2021 - Solimut en colère
À la une

PLFSS 2021 - Solimut en colère

presidente solimut solidarite plfss
À la une
Avec la crise sanitaire et son impact sur les finances sociales (45 milliards de déficits attendus suite à la seule première vague), la version du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2021 présente une physionomie exceptionnelle. Les mutuelles sont particulièrement inquiètes de deux mesures présentées.
Publié le 8 décembre 2020

Première source de révolte des mutuelles, la taxe Covid sur les mutuelles santé.

Estimant que celles-ci ont fait des économies car les Français ont moins consulté durant le confinement, le gouvernement a décidé de mettre en place une contribution de solidarité exceptionnelle des organismes d’assurance maladie complémentaire. Elle fait passer les taxes sur les contrats mutualistes de 13,7 % à 16,5 % (près de deux mois de cotisations pour les adhérents). Fixée à 1 Md€ en 2020 et 500 M€ en 2021, elle pourra être revue en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

« Il s’agit d’une taxe injuste », assure Carole Hazé, Présidente de Solimut Mutuelle de France. Et elle explique : « c’est un impôt déguisé et la triple peine pour les adhérents qui n’ont pas pu se soigner durant le confinement et à qui on prend l’argent au moment où ils ont repoussé leurs soins, tout en diminuant leur pouvoir d’achat »

« Cette taxe est également discriminante car elle va s’appliquer à tous de la même manière, alors que le gouvernement a supprimé l’impôt sur la fortune », poursuit Carole Hazé.

Seconde source de colère des mutuelles, la mise en place d’un « forfait urgences » dans les hôpitaux pour les patients non hospitalisés.

Jusque là, il existait déjà un ticket modérateur déjà facturé pour l’accueil dans les services d’urgences. Ce nouveau forfait de 18 euros, décidé par le gouvernement vient donc établir un tri entre les « vraies » et les « fausses » urgences… celles suivies d’une hospitalisation et celles dont les malades pourront rentrer chez eux.

Résultat, ce dispositif va faire culpabiliser ceux qui arrivent aux urgences pour une pathologie qui aurait pu être prise ne charge en médecine de ville. Sauf que la médecine de ville n’est pas en capacité de répondre à tous les besoins. Et dans de nombreux quartiers, dans des territoires de plus en plus nombreux, les urgences restent le seul accès à la santé pour une population de plus en plus importante.

Interpeller votre député

Solimut vous propose d’interpeller facilement et rapidement votre député sur la taxe sur les mutuelles en lui envoyant un courrier par le biais du site : www.pas-de-taxe-sur-ma-sante.fr

Noter l'article

(27 vote(s))

Commentaires

#05/ Alain 29-12-2020
La définition de "fausse urgence" est ridicule. Un seul exemple (mais il doit y en avoir bien d'autres): il y a un an j'ai été admis dans un service d'urgences un vendredi soir à 19h pour un soupçon d'embolie pulmonaire. Après un scanner le diagnostic était: embolie pulmonaire. Le mèdecin m'en a informé, m'a donné un fluidifiant qui agit au bout d'une heure, et une ordonnance pour ce même médicament. On m'a libéré à 1h du matin car j'étais dorénavant protégé. S'agit-il d'une "fausse urgence" pour autant ?
#04/ inconnu 29-12-2020
Quel Scandale
Ce Gouvernement me fais Honte.
Plus qu'un an et demi pour faire un autre choix
#02/ monique 22-12-2020
c'est scandaleux
#01/ marc 13 22-12-2020
Merci Mr Hirsch...
Ben quoi ...cela vous étonne???
Ils vont pas changer de paradigme comme ça.

Besoin d’aide ?
Je m'appelle Lucie, je suis ici pour répondre à vos questions.

Me rappeler Questions/Réponses
Besoin d'aide