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"Demain, Marseille en transition?", une conférence-débat ouverte à tous pour lutter contre la pollution et préserver notre santé

Invitation à la conférence-débat
Notre mutuelle
L’activité d’une vraie mutuelle à but non lucratif comme nous ne se résume pas aux remboursements des frais de santé ! Actions de prévention, opérations en faveur des plus précaires, amélioration permanente de notre réseau de soins mutualiste… nous sommes un acteur solidaire et militant au service de la santé et du bien-être pour tous ! Alors face à la crise environnementale grandissante qui menace notre santé, nous nous engageons aussi ! C’est pourquoi nous co-organisons avec La Marseillaise et la revue Sans transition un grand débat gratuit et ouvert à tous “Demain, Marseille en transition ?” avec la présence de Rob Hopkins, écrivain et enseignant britannique, initiateur en 2005 du mouvement international des villes en transition et plusieurs collectifs citoyens impliqués dans la lutte contre la pollution.
Publié le 17 janvier 2020

Car si Marseille est le siège historique de Solimut Mutuelle de France, c’est aussi avec Paris la ville la plus polluée de France selon l’Agence européenne de l'environnement. Ainsi 85% de la population dans les Bouches-du-Rhône respirent au quotidien une concentration annuelle moyenne en PM10 (*) largement supérieure aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (**).

En cause, le transport maritime, avec les ferries et les paquebots, qui représente 40% des émissions de dioxyde d'azote, le trafic routier (48%) mais aussi l’absence quasi totale de politique adaptée pour lutter contre la pollution. La ville est même considérée par GreenPeace comme la "lanterne rouge" française en termes d'alternative à la voiture (mars 2019).

Conséquence : une atmosphère de plus en plus invivable pour les marseillaises et les marseillais avec d’inévitables conséquences néfastes sur leur santé.

Face à cette situation de nombreuses solutions existent et plusieurs villes appliquent déjà des mesures concrètes. Parmi celles-ci, le Mouvement des Initiatives en Transition (anciennement “Villes en transition”) dont le concept a été formulé par Rob Hopkins en 2005 et dont on trouve la première application concrète en 2006 à Totnes, au Royaume-Uni. Depuis, l’idée a connu un engouement international bien au-delà des frontières de l’Europe et a été réapproprié dans le monde entier. Aujourd’hui, on compte plus de 5000 initiatives répertoriées et encore bien plus de groupes locaux inspirés par cette démarche qui repose sur le partage, la solidarité et le respect de l’environnement.

En donnant la parole à cet invité prestigieux mais aussi à tous les citoyens qui souhaitent s’impliquer et partage leurs idées, nous voulons pleinement jouer notre rôle pour réveiller les consciences de nos politiques et interpeller tous les candidats aux élections municipales. Venez nombreuses et nombreux !

 

Cette soirée organisée en partenariat avec La Marseillaise, La revue Sans transition et Actes Sud se déroulera le :

Samedi 8 février à 17h,

Salle des rotatives de La Marseillaise,

19 Cours Estienne d'Orves

13001 Marseille

Inscrivez-vous gratuitement en cliquant ici.
  (Inscription obligatoire)

 

Les Collectifs citoyens qui seront présents lors de cet événement

  • Collectif Air Bel « Il fait bon vivre dans ma cité » Djamila Haouache
    Ce collectif se bat depuis des années pour que les habitantes et les habitants de la Cité Air Bel du 11ème arrondissement aient le droit de vivre dans un environnement sain. Le collectif a remporté une première victoire judiciaire contre leur bailleur en 2018 pour qu’il rénove leur réseau d’eau courante qui comportait un taux de légionnelles très supérieur à la norme sanitaire. Frappé également par la pandémie des punaises de lit, ce collectif lutte pour obtenir des moyens des pouvoirs publics face à cette crise sanitaire qui entraine a minima troubles du sommeil, anxiété, démangeaisons et maladies de peau.
    Pour aller plus loin, lisez l'article paru sur LaCroix.com
     
  • Collectif anti nuisance environnement (CANE) représenté par Richard Hardouin
    Le collectif anti-nuisance environnement ou CAN (anciennement CAN L2), s’est créé en 2010 pour lutter contre les nuisances atmosphériques, phoniques et visuelles de la L2 (contournement autoroutier) et contre les atteintes à la santé publique et à la qualité de vie des habitants concernés.
    L’association agit pour que les lois soient respectées tout en proposant des solutions d’amélioration du cadre de vie des marseillais et des habitants de la Métropole. Le CAN Env contribue entre autres, à l’expérimentation et à l’utilisation de capteurs citoyens de la pollution de l’air  jusqu’à susciter la création de l’association AIRCARTO, milite pour le développement des transports collectifs vertueux et des déplacements en modes actifs, encourage les circuits courts en matière d’alimentation et réalise de nombreuses animations pour la sensibilisation à la qualité de l’air et à la biodiversité. Le CAN Env constitué d’associations, de groupements et de citoyens agit en lien étroit avec de nombreuses associations, comités d’intérêts de quartiers (CIQ) et collectifs et ce en concertation quand cela est possible, avec les institutions et les élus. Son Président, Richard Hardouin, est également Président provisoire de France Nature Environnement 13, Membre du bureau d’AtmoSud et présent au sein de l’organisation du Parc National des Calanques, territoire qui a pour objectif l’excellence environnementale.
    Pour aller plus loin, lisez l'article paru sur madeinmarseille.fr
     
  • Association des Victimes de l’Amiante dans les locaux de l’éducation (AVALE 13) représentée par Pascal Pons (membre du bureau de l’association mais également secrétaire CGT Educ’action 13)
    Regroupant plusieurs enseignants du département des BdR, cette association s’est constituée après le décès d’un enseignante de La Savine (15ème) suite à un cancer directement lié à l‘amiante. Selon l’AVALE 13, près de 85% des écoles marseillaises seraient potentiellement touchées par l’amiante. Enfants et personnels font face à des risques sanitaires graves qui peuvent être déclenchés par des gestes du quotidien, aussi simples que de fixer une affiche sur un mur. En France, chaque année, on estime à 3000 le nombre de morts liés à l’amiante. Or, les travaux de désamiantage des écoles  ne semblent pas être considérés comme prioritaires par les pouvoirs publics locaux. Pour ce faire, l’AVALE 13 entend obtenir des collectivités, les dossiers techniques amiante des bâtiments scolaires, ce qui est une obligation légale.
    Pour aller plus loin, lisez l'article paru sur Libération.fr et l'article paru sur le blog de l'ANDEVA
     
  • Elisabeth Pelliccio, Présidente du Comité d’intérêt de Quartier (CIQ) Saint-André
    En 2018, selon l’association Atmo-Sud, les pollutions maritimes de dioxyde d’azote (NOX) ont dépassé les pollutions des voitures dans l’agglomération marseillaise. Une solution avancée par les armateurs pour réduire les émissions consiste en la mise en place de « scrubbers », des filtres antipollution. Seulement, ces derniers n'ont aucune action sur l'ozone ( NOx), ni sur le CO2, ni sur les particules fines et très fines, responsables de maladies respiratoires et de morts prématurées. Création d’une zone ECA (zone de contrôle des émissions) comme dans la Manche, plan d’électrification des quais du port pour les bateaux de croisière, les porte-containers, les rouliers ainsi que les ferries avec utilisation d'un fioul plus vertueux en terme d’émissions de Soufre (SOx) constituent des solutions qui doivent être prises en concertation avec les citoyens.
    Depuis des années, Elisabeth Pelliccio se bat pour que les riverains soient entendus. Elle présentera les pollutions maritimes subies par les habitants allant de la Joliette jusqu'au quartier des Riaux (les quartiers le long du port) ainsi que les incidences sanitaires que ces pollutions entraînent.
     

 

(*) concentrations moyennes de particules en suspension de moins de 10 micromètres de diamètre
(**) Chiffres AtmoSud, association agréée par le ministère en charge de l’Environnement pour la Surveillance de la Qualité de l’Air de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (AASQA)

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