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Enfants et adolescents

La vaccination des enfants en questions

quels vaccins pour mon enfant ?
Enfants et adolescents
La vaccination est un des moyens individuels et collectifs les plus efficaces pour se prémunir contre les maladies infectieuses. Elle a contribué à les faire reculer, voire à en éradiquer certaines. Plus on est vacciné jeune, plus le vaccin est efficace. Quels vaccins pour mon enfant ?
Publié le 23 novembre 2015

Les vaccins obligatoires et recommandés

La vaccination est simplifiée depuis 2013*.

Vaccins obligatoires :

  • contre la diphtérie et le tétanos : seule la primo vaccination (pour les enfants âgés de 2 à 4 mois) et le 1er rappel à 11 mois sont obligatoires. Les rappels sont ensuite recommandés à 6 ans, entre 11 et 13 ans, à 25 ans puis tous les dix ans ;
  • contre la poliomyélite : la primo vaccination et les rappels sont obligatoires jusqu'à l'âge de 13 ans ;

Recommandés :

  • contre la coqueluche, la rubéole, la rougeole, les oreillons (Ror), la tuberculose (Bcg), les infections à pneumocoque, les infections à méningocoque de type C, les infections invasives à haemophilus influenza B, l'hépatite B, les infections à papillomavirus humains, pour les jeunes filles de 11 ans à 14 ans (deux injections sont suffisantes maintenant).

A noter : pour les enfants et les adolescents souffrant de maladies chroniques des poumons et du cœur, d’asthme bronchique, de diabète ou de maladies rénales, le vaccin contre la grippe est recommandé et remboursé à 100 % par l'assurance-maladie.

Qui peut vacciner mon enfant ?

  • le médecin traitant ou un médecin exerçant dans un centre de vaccination, le médecin du travail ou un infirmier (sur prescription médicale).
  • les enfants de moins de 7 ans peuvent être vaccinés dans un centre de protection maternelle et infantile (Pmi, sans avancement de frais).

N'oubliez pas de vous munir du carnet de santé de l'enfant.

Les vaccins sont-ils sûrs en France ?

Oui. L'Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) surveille tous les médicaments et donc les vaccins et évalue régulièrement les effets indésirables. Elle autorise ensuite, au niveau national, sa mise sur le marché (Amm). L'Ansm contrôle aussi la publicité auprès du public et les professionnels de santé.

Les adjuvants sont-ils dangereux ?

Les adjuvants les plus utilisés sont les sels d'aluminium. Ils servent à rendre le vaccin plus efficace. Ils améliorent la réponse immunitaire de l'organisme.

Un rapport du Haut conseil à la santé publique* (Hcsp) remis à la ministre de la Santé en 2014, ne confirme pas le lien entre l'aluminium utilisé comme adjuvant et les troubles musculaires ou cognitifs revendiqués par quelques centaines de patients.

Quel remboursement ?

Tous les vaccins obligatoires et recommandés sont remboursés par l’Assurance-maladie. Certains à 65%, d’autres à 100% comme le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (Ror) pour les enfants et les jeunes de 12 mois à 17 ans révolus et le vaccin contre la grippe saisonnière pour les enfants à risque.

Vaccins et rupture de stock

Il existe, depuis début 2015, une pénurie du vaccin tétravalent (contre quatre maladies) DTP combiné à la coqueluche et pentavalent (contre cinq maladies) qui protège en plus contre l’hépatite B. En fait, la difficulté porte sur la coqueluche, en raison d’une demande mondiale accrue pour ce vaccin dont la production est longue et complexe (18 mois).

Une tension existe pour le Bcg, mais il est possible de vacciner les enfants à risque en Pmi.

Un retour à la normale est prévu début 2016 pour le pentavalent et le Bcg, au second semestre 2016 pour le tétravalent.

Afin de respecter le calendrier vaccinal, les parents peuvent se tourner vers un vaccin hexavalent (contre six maladies): diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B, poliomyélite, infections à H. influenzae type B. Mais pour les enfants plus âgés, qui n’ont reçu que des vaccins tétravalents ou pentavalents, des rattrapages sont possibles uniquement pour la maladie manquante.

Les vaccins combinés ne présentent aucun danger pour la santé. Ils nécessitent moins de piqûres pour l’enfant donc moins de rendez-vous chez le pédiatre.

Comment conserver un vaccin ?

Les vaccins doivent être conservés à l’abri de la lumière, à une température comprise entre 2 et 8 °C. Ils ne doivent pas être congelés. Il faut donc les placer au réfrigérateur, dans le compartiment à légumes.

* Pour plus d'information, découvrez le calendrier vaccinal : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1664.pdf

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