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Sports et maladies chroniques

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Tonifiant physique, énergisant moral, le sport est sain pour la santé… mais est-ce possible de s’y adonner lorsqu’on souffre d’une maladie chronique (hors handicap) et surtout comment bien le pratiquer ? Distinguez le vrai du faux sur ce sujet !
Publié le 20 mai 2012

VRAI OU FAUX ?

1/5 : Mon enfant asthmatique ne peut pas pratiquer de sports

Bonne réponse : Faux

L'enfant ainsi que toute personne asthmatique peut faire du sport et en tirer des effets bénéfiques. Généralement, les crises d'asthme provoquées par la présence d'un allergène se traduisent par des crises de toux et une sensation d'étouffement. L'inflammation des bronches empêche l'air de circuler vers et surtout hors des poumons.
La pratique d'un sport requiert cependant le respect de quelques règles simples :

  • S'échauffer de manière adaptée et individualisée, très progressivement pour éviter une crise dite “asthme d'effort“ ;
  • Inhaler quelques bouffées d'un vaso-dilatateur prescrit par votre médecin 15 mn avant l'effort pour également contribuer à éviter ce genre de crise ; 
  • Avoir en permanence dans sa poche un bronchodilatateur à inhaler en cas de gêne respiratoire ; 
  • Toujours adapter ses performances à son état respiratoire ; 
  • Bien se couvrir le nez et la gorge avec une écharpe par temps froid et, pour certains, bannir certains sports trop exposés au froid (alpinisme, parachutisme) ;
  • Eviter les lieux où l'allergène incriminé est trop présent ou aggravé par d'autres facteurs (salles de sport poussiéreuses, milieu urbain pollué, présence intensive de pollen) ; 
  • Exceptée la plongée sous-marine interdite aux asthmatiques, le choix du sport doit être fait avec intelligence : éviter l'équitation pour personnes allergiques au poil, éviter la piscine pour celles sensibles au chlore…

En savoir plus : le site de l'Association Asthme & Allergies

2/5 : Le risque d’une hypoglycémie interdit à tout diabétique de type 1 de pratiquer du sport exceptée la marche à pied

Bonne réponse : Faux

Le diabète survient lorsque l'organisme ne fabrique plus d'insuline ou ne l'utilise plus correctement pour réguler le taux de sucre (glycémie) dans le sang. Il existe deux types de diabète : insulino-dépendant (diabète de type 1) qui affecte majoritairement des jeunes et non insulino-dépendant (diabète de type 2) qui concerne généralement des adultes de plus de 40 ans et peut s'accompagner de problèmes de surpoids, voire d'obésité.
Dans les deux cas, la pratique sportive peut être un élément essentiel du traitement au même titre que l'alimentation ou les médicaments.
Pour le diabète de type 2, elle va favoriser la perte de poids, alléger le traitement, entretenir le cœur et les artères et éviter les complications souvent associés : hypertension artérielle et hyperlipidémie.
Pour le diabète de type 1, le risque majeur est de perturber l'équilibre glycémique. La pratique de tout sport doit s'accompagner d'une réelle éducation personnalisée afin de parer toute hypoglycémie.
L'activité sportive est donc conseillée avec quelques règles de prudence :

  • réaliser un bilan médical (en particulier, les zones touchées en priorité par le diabète : le cœur, les yeux, les pieds)
  • choisir son sport avec discernement : éviter les sports en solo (comme la plongée, le surf, le parachute…), les sports de contact ou mécaniques ; préférer ceux d'endurance (jogging, marche à pied, vélo) ou d'équipe…
  • apprendre pour les insulino-dépendants à doser son taux de glycémie avant l'effort (en associant alimentation et traitement)
  • avoir toujours du sucre sur soi et boire fréquemment,
  • prévenir son entourage et lui indiquer quoi faire en cas d'urgence,
  • choisir avec soin ses chaussures, bien s'échauffer avant l'effort, éviter les risques de refroidissement et surtout connaître ses limites.

De façon générale, le sport fait partie intégrante du traitement du diabétique à condition de le pratiquer régulièrement, de façon progressive, sous surveillance médicale fréquente.

En savoir plus :

3/5 : Le sport est bon pour le cœur et toutes les maladies cardiaques

Bonne réponse : Vrai

Tabac, alimentation, stress, sédentarité sans parler du cholestérol, de l'hypertension artérielle, du diabète et de l'hérédité sont généralement propices aux maladies cardiovasculaires. L'allongement de l'espérance de vie aussi : les artères s'altèrent en vieillissant, le cœur se fatigue plus vite. Le sport pratiqué régulièrement (5 fois par semaine avec des efforts modérés et adaptés au patient) peut permettre de diminuer les risques cardiaques et accidents vasculaires cérébraux. Marche nordique, bicyclette, natation, course à pied, gymnastique, tai chi, qi gong, sont généralement des sports bien adaptés si pratiqués prudemment :

  • surveillez votre pouls pendant l'effort (connaissez votre fréquence cardiaque à ne pas dépasser)
  • respirez à fond
  • entrainez-vous régulièrement de façon modérée, de préférence une demi-heure à une heure, 3 à 5 fois par semaine.
  • consultez régulièrement votre médecin
  • contrôlez votre diabète
  • soyez attentif à tout signe d'alerte : malaise, nausée, fatigue excessive, douleurs dans le haut du dos, perte d'appétit, souffle court, sentiment d'angoisse ou d'hostilité, douleurs dans la poitrine ou le bras gauche.

Ces conseils sont aussi valables pour les personnes souffrant d'obésité et souhaitant pratiquer une activité sportive. Dans ce cas, il est bon aussi de se pencher sur les problèmes de mal de dos.

En savoir plus :

4/5 : L'obésité infantile est due à une sédentarité accrue chez les enfants

Bonne réponse : Faux

Si la sédentarité est un facteur de risques de l'obésité infantile, il n'en est pas le seul responsable. Facteurs nutritionnels, environnementaux, psychoaffectifs, familiaux en sont aussi la cause. Comme le rappelle la HAS (Haute Autorité de Santé), “en France, 15 % des adultes et 3,5 % des enfants présentent une obésité, 32 % des adultes et 14,5 % des enfants sont en surpoids, soit un adulte sur deux et un enfant sur cinq en excès de poids”. Une situation inquiétante car, poursuit-elle “si la situation est installée à la puberté, le risque de rester en surpoids ou obèse est élevé, entre 20 et 50% avant la puberté et entre 50 et 70% après la puberté“. S'en suivent inévitablement des problèmes cardio-vasculaires, des troubles articulaires mais aussi des désagréments esthétiques et sociaux.
La prise en charge de cette maladie va intégrer une éducation nutritionnelle du patient et de sa famille, un accompagnement psychologique et des conseils sur l'activité physique à pratiquer… Un point essentiel pour combattre l'obésité d'un point de vue physique et psychologique.
Par ailleurs, ne jamais oublier de choisir des sports peu traumatisants comme la natation par exemple. Le mal de dos fait souvent partie des effets collatéraux et la pratique d'un sport ne doit pas l'aggraver. Pour cela n'hésitez pas à consulter votre ostéopathe sur le sujet.

En savoir plus :

5/5 : Cancer, ostéoporose, épilepsie… sont des maladies trop épuisantes pour permettre une pratique sportive

Bonne réponse : Faux

Le sport reste sain pour la santé à condition de savoir trouver celui qui va atténuer les effets d'une maladie. Pour exemple, certains traitements anticancéreux peuvent provoquer une prise de poids, générer de l'angoisse : une activité physique appropriée va permettre de réduire ces effets. Evidemment, faire attention à une exposition trop prolongée au soleil !
Concernant l'épilepsie, une activité sportive adaptée aux capacités physiques et mentales des jeunes atteints par cette maladie est conseillée par tous les médecins. Le sport contribue à l'équilibre psychique mais aussi social.  
Il en va de même pour l'ostéoporose où le choix de certains sports comme la marche nordique, bien pratiquée, tout en douceur, va permettre de stimuler les cellules qui produisent du tissu osseux.
Enfin, le sport va tonifier le moral, un aspect essentiel pour combattre l'isolement que toute maladie chronique et lourde à assumer psychiquement risque de provoquer.

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