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Solidarité avec les « Scop-Ti »

1336 Scop-Ti Gémenos
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Symbole des luttes sociales, le combat des anciens Fralib prend une nouvelle dimension. Les coopérateurs veulent rebattre les cartes de toute la filière et relancent leur campagne de socio-financement.
Publié le 4 septembre 2019

La lumière est sombre, le bruit sourd, presque ronronnant. Les odeurs, bien que prégnantes, restent difficilement reconnaissables. Implantée à Gémenos (Bouches-du-Rhône), cette usine ressemble désormais à toutes les autres. Le calme semble recouvrir la tempête qui a longtemps envahi les lieux. Seuls les quatre chiffres qui trônent fièrement sur la façade rappellent encore la singulière histoire de ces ouvriers ayant réussi l’exploit de devenir leurs propres patrons.

1336, c’est le nombre de jours de lutte des ex-Fralib contre Unilever. Un combat devenu un symbole. Certes. Mais c’est vers l’avenir que le fabricant de thé provençal est tourné à présent. De nouveaux horizons soumis à un quotidien d’équilibriste, à la fois bâti sur des valeurs sociales et implanté dans l’économie de marché actuelle.
Au milieu des stocks, la casquette verte plantée sur la tête, Olivier Leberquier n’en doute pas : les circuits courts répondent à des impératifs environnementaux, sociaux, mais aussi qualitatifs. « Nous travaillons des feuilles sèches, fragiles. Elles perdent en qualité dans les transports. Nous voulons relancer les filières de la production d’herbes aromatiques et arboricoles en France », nous confie le président de Scop-ti.
Au fils des allées, les senteurs se distinguent : la menthe émane du « big bag  » de thé vert, la bergamote de celui d’Earl Grey, le thym de l’infusion Détente Bio... A mesure, le projet se précise : à terme, les 41 salariés-coopérateurs espèrent recommencer à réaliser leurs mélanges directement en interne.

La force d’un « réseau militant »

Ancien aromaticien, Yves se souvient de l’époque où « on savait sur quels mélanges les copains travaillaient depuis le sens giratoire, au bout de la rue ». Ce matin-là, il supervise, aux côtés d’Eric, l’une des sept lignes de production. De la pesée à l’étiquetage, chaque machine conditionne 450 sachets à la minute. Certains seront commercialisés en marques propres, d’autres sous des noms différents. « Nos marques 1336 et Scop-ti bio représentent un volume annuel de 34 tonnes (contre 128 tonnes de travail à façon), mais 50 % du chiffre d’affaires. Il nous faut encore développer nos réseaux de distribution militants », précise Olivier Leberquier.
Le chiffre d’affaires de la coopérative a été multiplié par dix en cinq ans. Si le déficit s’estompe peu à peu, le manque de trésorerie se fait encore sentir et ne permet pas d’amorcer de nouveaux projets. La Scop relance donc sa campagne de socio-financement sur son site Internet.

Laureen Borghese
www.scop-ti.com

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