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Notre charte d'orientation

Le constat : les inégalités sociales de santé sont importantes, évitables et injustes

Fonds de dotation

Selon un rapport de la Chaire de Dauphine en 2010, « Les inégalités sociales de santé ne semblent pas se réduire, au contraire elles semblent en augmentation ; ces inégalités sont socialement construites donc en en partie évitables, et perçues comme particulièrement injustes ; elles constituent un objectif prioritaire de santé publique: il est donc nécessaire de trouver des leviers d’actions : il est possible d’instaurer l’équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé.

Quatre grands types de causes «sociales» peuvent être repérés :

  • Les conditions matérielles de vie (logements, nutrition, travail dangereux) mais gradient social de santé.
  • L’effet inverse de l’état de santé sur le statut économique et social
  • Les comportements à risque (tabac, alcool, obésité) mais conséquences différentes selon les groupes sociaux.
  • Les déterminants psycho-sociaux : la susceptibilité aux maladies et la capacité à les combattre dépend du soutien social reçu, de la place dans la hiérarchie, d’événements survenus depuis l’enfance. »

L’accès aux soins joue le rôle le plus visible dans la réduction des inégalités. Et s’il n’est pas la réponse unique pour lutter contre celles-ci, il ne faut pas le négliger. L’organisation et le financement des soins expliquent une partie des inégalités. C’est pourquoi le mouvement mutualiste s’est construit autour d’un projet social pour garantir l’accès de tous à des soins de qualité par la réduction du reste à charge.  

L’état de santé des Français se dégrade. Le vieillissement ne peut être considéré comme la seule cause. Le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les cancers ont considérablement augmenté. 11 millions de personnes atteintes d’une ALD en 2010. Elles seront plus de 15 millions en 2015. Les maladies chroniques sont liées pour une grande part à notre environnement, à nos façons de produire et de consommer. Et même si plus de 12 % de notre PIB sont consacrés à la santé, pour autant les concitoyens rencontrent des difficultés pour se soigner.
L’enjeu est de s’attaquer plus fortement aux causes des maladies et non plus seulement à Leurs effets. Or notre modèle de santé publique est fondé sur la réparation et s’est développé sur une logique curative. Il est à réinventer. Seulement 2,4 % des dépenses totales sont consacrés à la prévention et promotion de la santé, quand les maladies chroniques – dont une part liée à la dégradation de l’environnement et des modes de vie pourrait donc être prévenue – ont représenté près de 37 milliards d’euros en 2011.  

Il convient également de prendre en charge la dimension sociale des problèmes de santé. Le Haut comité de la santé publique estime que le système de soins n’entre que pour 20 % dans la baisse de la mortalité et l’état de santé d’une population. L’essentiel, les 80 % restants, se situe en dehors du périmètre des politiques de santé stricto sensu et découle de politiques relevant d’autres secteurs de l’action publique agissant sur les conditions de vie et de progrès économique.

L'engagement de Solimut Mutuelle de France

L’engagement de Solimut Mutuelle de France

Pour Solimut Mutuelle de France, les Inégalités sociales renforcent les inégalités en santé, qui engendrent à leur tour, des problèmes de santé qui enferment encore plus les populations dans l’inégalité sociale.  

Solimut Mutuelle de France ne peut pas rester insensible et passive devant ces réalités. L’aggravation des problèmes sanitaires et sociaux a été souvent pensée en France en termes de pauvreté, puis d’exclusion, parfois de précarité. L’accent a donc été mis sur les segments les plus fragiles, les plus démunis.  

Solimut Mutuelle de France, avec son Fonds de dotation, souhaite agir à la racine de l’inégalité sociale, innover, inventer des réponses solidaires à des besoins sociaux qui sont ceux des mutualistes et servent toute la population. La plus-value mutualiste, c’est le lien humain, l’accompagnement de la personne, l’aide à la famille ou aux proches du malade, du dépendant, de la personne handicapée après mobilisation des dispositifs publics. Innover, c’est être à l’initiative, imaginer en élaborant des actions construites avec les personnes et non pas à leur place. La participation directe des intéressés aux politiques qui les concernent est la condition de l’efficacité de celles-ci et d’un développement durable. C’est le cœur du projet mutualiste. Il faut donc favoriser par tous les moyens de nouvelles formes de relations et promouvoir tout ce qui permet le respect et la liberté de la personne, l’autonomie et la capacité d’initiative de la population.
La préservation du capital santé des personnes, la construction de leur bien-être, la capacité à s’adapter aux contraintes de la vie, ouvrent un large champ d’actions et d’innovations.  

Solimut Mutuelle de France ne peut agir seule mais au travers du développement de la relation partenariale avec des acteurs agissant pour la solidarité et la démocratie sanitaire.

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